C'était en Novembre 2005, au moment des révoltes, Eric Blaise, 28 ans, est interpellé avec des amis alors qu'il s'amusait à tirer sur des canettes de bière avec un simple pistolet à billes. Il est condamné en comparution immédiate à quatre mois de prison dont 2 mois ferme. Il rentre le samedi 12 novembre à Fleury-Mérogis, il est retrouvé mort le dimanche matin. Pour l'administration pénitentiaire, Eric se serait donné la mort en se projetant contre les murs de sa cellule. Pourtant sa dernière lettre en prison contredit la thèse du suicide, et les photos prises par la famille à la morgue, visage recouvert de bleu, semblent au contraire indiquer que des violences lui ont été portées. Face aux interrogations de ses proches l'administration pénitentiaire ainsi que substitut du procureur restent muets.

Quel a été le rôle des médecins ?

A son arrivée à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, Eric a-t-il vu un médecin, comme le prévoit la loi ? Si oui, quel est le nom de ce médecin, et a-t-il prescrit des médicaments à Eric, dans l'affirmative, lesquels ?

S'il n'a pas vu le médecin, pourquoi ? Qui lui a alors donné les médicaments dont il parle dans sa lette ? Quels sont ces médicaments ?

Selon les dires de monsieur Skurtis, substitut du procureur d'Evry, il y a eu intervention des pompiers et de médecins "à plusieurs reprises" dans la nuit du samedi au dimanche 13 novembre 2005. De quels pompiers et de quels médecins s'agit-il ? Par qui et pourquoi ont-ils été appelés ? Qu'ont-ils constaté, qu'ont-ils fait ? D'autant plus que, selon la direction de la prison, le corps d'Eric aurait été découvert "sans vie" "en lui apportant son petit-déjeuner, à 7 heures du matin", le dimanche 13 novembre.